R. STEVIE MOORE

R.STEVIE MOORE (Songwriter autodidacte, home studio pop / Tennessee, USA)

Dans la galerie des génies freaks US, R. Stevie Moore reste un secret bien gardé. Chanteur compositeur et multi-instrumentiste de génie dont l’oeuvre, aussi inclassable qu’intarissable, recèle plus de 400 albums enregistrés chez lui de 1968 à nos jours. Il est certainement l’un des génies les plus injustement méconnus de l’histoire contemporaine.

Dès que la technologie l’autorisa, beaucoup de musiciens s’enregistrèrent dans leur chambre dans l’unique but de se réécouter et parfaire leurs gammes. A l’époque des 78-tours déjà, des anonymes enregistraient comme on se faisait tirer le portrait, avant que des jazzmen libérés ne s’attèlent à la tâche, suivis par les ruraux du rock de l’ère psychédélique. L’esprit Do It Yourself se répandait progressivement.

De tous, R. Stevie Moore est un des rares à s’être imposé sur la longueur. Fils du légendaire Bob Moore ( musicien country ayant accompagné entre autres Bob Dylan et Elvis Presley) et grand frère de Linda Moore, chanteuse/bassiste depuis les années 80 dans le groupe de country-pop Calamity Jane, Robert Steven Moore est né le 18 janvier 1952 à Nashville, dans le Tennessee. Ayant grandi dans un environnement musical fructueux, Moore maîtrisait dès son plus jeune âge différents instruments tels que la guitare, le piano, la basse et la batterie.

Il forma son premier groupe, « the Marlborough » à l’âge de 15 ans. A l’aide d’un enregistreur quatre pistes qui lui fut offert à l’occasion de ses 16 ans, Moore commença à enregistrer les performances lives de « the Malborgough » ainsi que d’étranges morceaux à base de spoken world, des parodies et ses premiers véritables morceaux en one-man band. Alors que ses amis de lycées multipliaient les concerts en ville dans le cadre de différents projets musicaux, Steevie Moore consacrait, de son côté, la plupart de son temps à l’écriture et à l’enregistrement de morceaux, développant doucement un style hybride de plus en plus personnel.Cette esthétique « Do it yourself » constituera la démarche de l’artiste tout le long de sa carrière.

Depuis 1968, R. Stevie Moore publie très discrètement une moyenne de trois albums par an, tous (ou presque) enregistrés dans son home-studio sur des bandes analogiques qu’il triture, accélère et renverse.

En 1976, il édite un premier disque, le merveilleux « Phonography », qui déborde de hits décomplexés (I wish I could sing, Goodbye piano…). Mélodiste incomparable, songwriter drôle et poétique, il traverse les années 80 sans trouver d’autre tribune que l’émission télévisée d’Uncle Floyd, quelques critiques dithyrambiques et le label français « New rose ». « J’ai bossé plus dur que quiconque pour devenir riche et célèbre, et je suis resté pauvre et anonyme » s’amuse R. Stevie Moore dans une interview pour le magazine « Vanity Fair ».

D’une générosité musicale impressionnante, l’artiste enregistra plus de 4OO cassettes en près de 45 ans de carrière, explorant bon nombre de styles, des plus expérimentaux aux plus populaires. Plus d’un milliers de chansons enregistrés sur cassettes et CD-Rs sont référencés sur le catalogue de son propre label « The R. Stevie Moore Cassette Club » proposé en ligne sur son site internet www.rsteviemoore.com.

Légende, génie, pape lo-fi, R. Stevie Moore s’est vu affublé pas mal de statuts aussi cultes qu’inutiles qu’il accepte bien volontiers avec toute la dérision que lui confère sa longue carrière dans l’ombre au côté d’artistes comme Yukio Young, Ariel Pink, Mike Watt et beaucoup-beaucoup d’autres. En 1984 le magazine « Actuel » avait couronné « Everything you always wanted to know about R. Stevie Moore (but were afraid to ask) » disque de l’année, tandis que « Rock & Folk » en intronisait l’auteur ultime savant-fou auprès de Kim Fowley, Frank Zappa et Captain Beefheart. En février 2005, le journaliste Tammy LaGorce fait l’éloge de Moore en le qualifiant de « légende lo-fi » dans le « New York Times ».

À l’âge de soixante et un ans, le futur semble toujours aussi radieux pour ce musicien hors pair à la carrière artistique des plus remarquable.

=> http://rsteviemoore.bandcamp.com/
=> http://www.myspace.com/thersteviemoore

Live @ L’embobineuse le 21 Avril 2013

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Arnaud Maguet & Hifiklub present
« I Am A Genius (And There’s Nothing I can Do About It) », a film about some situations with R. Stevie Moore.
Shot in Nashville, TN

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