Fondation Calouste Gulbenkian

Calouste Sarkis Gulbenkian (en arménien Գալուստ Սարգիս Կյուլպենկյան  né à Scutari le 23 mars 1869, mort à Lisbonne le 20 juillet 1955) est un financier Arménien richissime connu pour avoir légué sa collection d’art à une fondation Portugaise, la Fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne. Il fut surnommé « Monsieur 5 % », rappelant la part de capital qu’il détenait dans la Turkish petroleum company.

Parmi les pièces inestimables – et surtout introuvables sur le marché de l’art actuel – qu’il réussit ainsi à acheter pour quelques centaines de milliers de dollars figurent ces œuvres :

  • le Portrait d’Hélène Fourment (1630-1635) de Rubens
  • le Portrait d’un veillard (1645) et Pallas Athénée (vers 1660) de Rembrandt
  • la Diane, marbre de Houdon, de 1776, acquis par Catherine II, « qu’il fit voyager de Leningrad à Paris blottie dans un lit de paille tressée, couchée au fond d’un vaisseau à fond plat affrété à cet effet »
  • une paire de soupières réalisées par Germain en 1761 pour l’impératrice Elisabeth 1er parmi une somptueuse argenterie, et un magnifique mobilier français du XVIIIème Siècle.
  • L’unique artiste moderne dont il devint le client et l’ami fut René Lalique, dont il acquis le fameux Pectoral à la libellule (vers 1897-1898), chef-d’œuvre très admiré à l’Exposition Universelle de 1900, qu’il prêta à la tragédienne Sarah Bernhardt.
  • Il occupait à Paris un grand hôtel particulier du 51 avenue d’Iéna dont les trois étages et les dépendances étaient remplis d’une énorme quantité de tableaux de maîtres anciens, dont 19 vedutes de Guardi, deux Hubert robert, et d’un ensemble exceptionnel d’art décoratif français du XVIIIè Siècle , meubles, porcelaines et objets d’art, dont une paire de flambeaux ciselés par Gouthière, considérés comme parmi les plus beaux connus.

    Faute de place dans ses propriétés pour ses achats incessants, il prêta à partir des années 1930 et à long terme des œuvres à la National Gallery et au British Museum de Londres, puis à la National Gallery de Washington.

    Maurice Rheims, jeune commissaire-priseur parisien, entra en contact avec lui en Juin 1937 pour la vente aux enchères de deux miniatures Arméniennes de haute époque. Gulbenkian l’envoya ensuite à Rome examiner un tableau attribué au Greco qui lui était proposé, et le désigna in fine pour inventorier ces collections après sa mort.

http://www.gulbenkian.pt/

voici quelques photos non exhaustives de sa collection personnelle à la Fondation

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Dagnan-Bouveret Pascal-Adolphe-Jean (1852-1929) Les Bretonnes au pardon 1887 huile sur toile

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René Lalique, Pectoral « Libéllule » ornement de corsage 1897-1898

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