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performance

The Butcher, soirée de clôture –  Cuisines en Friche –  http://www.lafriche.org/content/cuisines-en-friche-2

Grand banquet/performance autour de la vache par l’artiste Joep Van Lieshout (Rotterdam) sur le toit de la Friche.

The Butcher est ici une mise en pratique de rituels à travers l’organisation d’un dîner spectaculaire : à l’aide de deux unités, batteries de cuisines militaires, autonomes en terme d’énergie et d’alimentation en eau, et secondé de maitres en la matière, Atelier Van Lieshout proposera un repas autour et à partir de la vache à la fois animal du grand sacrifice autant que matière première.

 Le principe consiste à rejouer ce qui a été souvent performé par l’artiste à l’occasion de ses vernissages, une convivialité gustative autour des oeuvres, mais ici il s’agit de le traiter par la réactivation de rituels ancestraux, et de faire basculer ce temps de rencontres et d’échanges du côté de la survivance, de la nécessité, de la consommation sans gaspillage.

Avec le boucher Charles Assirlikian
Charles Assirlikian est celui qui a inventé la fameuse “saucisse de Marseille”, avec Marcel Rei. Tous deux bouchers charcutiers-traiteurs installés l’un à Saint-Jérôme, l’autre aux Cinq-Avenues, ils ont créé ensemble et protégé par brevet la “saucisse de Marseille”. Une recette secrète composée notamment de badiane, l’anis étoilé du pastis et de fenouil.

Repas associé à l’exposition The Butcher d’Atelier Van Lieshout (jusqu’au 31 décembre 2013) produite par Sextant et Plus dans le cadre de New Orders, programmation du Cartel de la Friche.

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« La nuit Pastré » est une déambulation poétique, musicale et chorégraphique dans le parc de la Campagne Pastré. Le son d’un piano sous les arbres, une installation sonore sous tentes dans la grande prairie, un concert au château, des carillons près des rives de l’étang, une chorégraphie au bord du canal… Topographie musicale intime et chaleureuse, vous emporte et vous émerveille de la tombée du jour à la douceur de la nuit. Une partition rêvée, dans le silence du parc.
 

AVEC

Le cartographe :
Francisco Ruiz de Infante

Les installations :
Paysages rectangles de Sébastien Roux, Célia Houdart et Olivier Vadrot,
Gouttes Prolongées de Pierre Berthet,
Un faible pour le lac de Dominique Petitgand
Cartes du possible de Francisco Ruiz de Infante

Les performances : 
Artaud Cité de Wilfried Wendling avec Valérie Philippin, voix et Emilie Lesbros, voix
Échelle 1 – Épisode 4 de Guillaume Monsaingeon et Thierry Kressmann 
Carillons de et avec Llorenç Barber, et Monterrat Palacios, voix

La danse :
Cie JOJI INC de Johanne Saunier, chorégraphe
Ine Claes, Barbara Mavro, Bert Roman, Bérengère Bodin, danseurs

Cie SBO3 de Barbara Sarreau, chorégraphe
Bertrand Lombard, Frederico Strachan, danseurs
Sarah Veillon, costumes

Les musiciens :
Isabelle Duthoit, Natacha Muslera, voix
Didier Petit, violoncelle
Thierry Madiot, trombone et trompes
Jean-Luc Cappozzo, trompette
Daniel Erdmann, saxophone
Sylvain Kassap, clarinettes
Hélène Breschand, harpe
Alex Grillo, vibraphone
Philippe Foch, Llorenç Barber percussions
Pascale Berthelot, Francis Le Bras, Stephane Ginsburgh, piano

C Barré, ensemble instrumental 
Sébastien Boin, chef d’orchestre
avec
Vincent Beer-Demander (mandoline)            
Claudio Bettinelli (percussions)                     
Matthias Champon (trompette)                      
Eva Debonne (harpe)                                    
Julien Desgranges (clarinette)                      
Thomas Keck (guitare)                                  
Marine Rodallec (violoncelle)                        
Elodie Soulard (accordéon)                          
Charlotte Testu (contrebasse)                      
Joël Versavaud (saxophone)

Les parleurs :
Andre Ze Jam Afane / Guillaume Monsaingeon

CAMPAGNE PASTRÉ 
155 avenue de Montredon – 13008 Marseille 
 
Vendredi 12 Juillet 2013 18h-1h00 entrée libre en continu
 

« Laure Chaminas chante du Baquié » Concert performance de Laure CHAMINAS

Laure Chaminas. the king is back. Mythe urbain, championne de danse sur table, mona lisa insolente, anarchiste émérite, égérie à ses heures (tardives), féministe quatrième génération (et dimension), superstar de l’underground et des salons de poésie d’avant-garde, elle fait une performance-concert à Où (Galerie / Marseille) à partir de textes de l’artiste Richard Baquié. (Pedro Morais)

http://www.myspace.com/chaminas

Sonia LABBEN interprète en langue des signes : le temps de rien / autrefois / l’aventure / come prima / le désordre / que reste t’il ?

Vitrine Textes & Concert

Vitrine textes Richard BAQUIÉ extraits sélectionnés par Laure CHAMINAS.

du 21 Mars au 20 Avril 2013

Richard Baquié – De l’importance du verbe, des mots, et de la lettre. Il est vrai que s’il est un fait presque inséparable des travaux de l’artiste, il s’agit bien de la présence des mots. En effet, toujours placés au cœur de l’œuvre, les mots confèrent aux créations de Richard Baquié, si diverses soient-elles, une puissance nouvelle, une puissance éminemment humaine. Richard Baquié avait, en ce sens, confié à Gérard Traquandi (qui précise qu’il faut manipuler avec précaution cette phrase) que « les mots sont des béquilles », sinon, que les mots sont pour lui des outils. Les mots agissent entre eux s’articulent, de même que les lettres s’articulent entre elles. L’œuvre de l’artiste marseillais se fonde, en grande partie, sur ces principes. Recherche de la certitude n°2 se présente ainsi comme un puzzle sur lequel un texte a été découpé en négatif (texte agrémenté de volutes rappelant les anches d’un violon, pourvues d’écritures, elles aussi). Il y est écrit : « Le cerveau construit des représentations identifiables à des états physique ». Là encore, le regardeur bascule dans l’intime. Les représentations mentales qui se font, ici au travers des mots, provoquent des incidences sur le corps (états physiques). Ces dernières se font normalement à partir de la mémoire, chaque mot renvoie en conséquence son lecteur à une perception intime, laquelle agit directement sur son corps. Ici encore, il n’est pas impertinent de parler d’interactivité. Le bricolage amène à l’objet, l’objet à l’échange, en conséquence, c’est de cet objet que naît le lien social, l’expérience de l’autre, de « l’en dehors », au travers notamment du langage. Le mot est donc, encore une fois, un outil, une « béquille ». Certes, une certaine fraîcheur se dégage des œuvres de Richard Baquié, encore faut-il séparer les faits précédemment énoncés et décrits de la volonté et de la pensée de ce dernier. C’est une poésie qui peut appeler à la mélancolie, ou à la nostalgie, qui peut raviver des joies passées ou assombrir le présent de ses fantômes. Les mots sont puissants, les images choisies (mobilier de café, chaises en face à face, croix puissante qui s’impose et occupe l’espace) le sont tout autant, il s’agit bien ici d’une poésie dont le procédé est celui de métaphore ouverte. Cependant, il ne faut pas y voir trop loin, ces éléments ne sont pas d’ordre métaphysique, l’artiste ne recherche pas le fond commun à l’Humanité, le mythe premier. Encore une fois, il faut se rappeler que Richard Baquié est un artiste marseillais. La cité phocéenne est une ville portuaire où depuis l’Antiquité transitent des individus venus de loin, un lieu cosmopolite au plus haut point. Mais un lieu aussi où règne le chaos, ce que l’artiste nommait « le désordre à l’italienne », la précarité, le soleil y sont rudes, ils exacerbent la misère commune et, dans le cas de cette ville, presque « ordinaire ». Ces faits sont d’une importance capitale, Richard Baquié, en effet, tire sa poésie du lieu où il vit, non de mythologies contemporaines communes et déracinées. Il dit : « Ce sont des questions que je me pose, non pas sur ma vie, mais sur le lieu où je vis ». Néanmoins, ce lieu de vie, à l’image de la situation artistique postmoderne, demeure lieu de l’accumulation des fragments, de la juxtaposition des plus fortes contradictions, de l’éphémère, peut-être même du « capharnaüm », de ce désordre, ordonné selon une logique imperceptible. Quoi qu’il en soit, le point central de l’œuvre de Richard Baquié part de ce carrefour, de ce croisement d’origines, de destinations et de destinées. Si poésie il y a chez Richard Baquié, c’est avant tout la poésie du voyage, l’aventure.

OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel
58 rue Jean de Bernardy 13001 Marseille
T: 06 98 89 03 26
 
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<p><a href= »http://vimeo.com/62377519″>« Laure Chaminas chante du Baquié »</a> from <a href= »http://vimeo.com/user583755″>*a*</a&gt; on <a href= »http://vimeo.com »>Vimeo</a&gt;.</p>